Le mot KALARI vient de KALA, littéralement, la mauvaise herbe que l'on trouve dans les champs, et de ARI, qui signifie « ennemi ».

Potentiellement, nous possédons tous une âme divine, mais celle-ci peut être abimée si le corps est atteint par des maladies, par le stress... Dans ce sens, le kalarippayatt est le combat des énergies négatives en vue de rééquilibrer le corps et l'esprit.

Le mot kalari indique aussi l'école où l'on apprend, où a lieu la pratique.

La pratique du kalarippayatt est traditionnellement considérée comme une discipline de vie par laquelle l’élève se transforme graduellement, physiquement et mentalement.

Les éléments communs à toute pratique du kalarippayatt sont :

  • Exercices de préparation corporelle
  • Combat avec des armes
  • Combat à mains nues
  • Exercices de respiration
  • Connaissance des points vitaux (marmam)
  • Massages et traitements ayurvédiques

Tous les exercices sont faits en réponse à des commandes verbales (vayttari) récitées par le maître lors des exercices et qui s'inscrivent dans le corps des élèves.

Les exercices suivants sont pratiqués dans le kalarippayatt :

  • Vanakkam ou Vandanam - Rituel exprimant le respect envers la divinité gardienne du kalari, moment fondamental du développement de la dévotion et de la spiritualité, en parallèle à l'éveil du corps interne.
  • Ashtavadivu - Postures de base, pas et bonds inspirés des mouvements des animaux, qui ressemblent à des asanas de base en yoga associés à une maîtrise des pas -chuvadu- par lesquels on passe d'une posture à une autre. Ces mouvements visent à incarner les énergies animales et leur essence.
  • Kaikuthippayattu - Littéralement, exercice de frappe du sol avec les mains. Cette pratique favorise une respiration correcte et apporte souplesse au corps, notamment au niveau des hanches.
  • Chumattadi - Chaque chumattadi se base sur une posture typique du kalarippayatt et est exécuté dans les quatre directions de l'espace, en préparation à toute sorte d'attaque. Ces exercices ont une application martiale directe.
  • Ayudhangal - Une maîtrise correcte des armes dépend entièrement de l'aboutissement du travail corporel : l'arme ne doit être qu'une prolongation du corps et de l'esprit de l'exécutant.

Maîtrise et coordination résultent de l'engagement constant de tout le corps dans l'exécution de chaque mouvement. L'exercice devenu facile, c'est une prise de conscience intérieure qui a lieu ; c'est l'étape la plus subtile de la pratique du Kalarippayatt, qui permet en définitive à chacun de découvrir sukshma sarira, le corps subtil.